La Voïvodine Serbe Du 17 au 20 août 2014

, par Joëlle

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En Hongrie, le long de la digue Plantes des bords du danube ... la même, en fleur Davod en Hongrie Dernier village hongrois Bienvenue en Serbie Signalisation Eurovélo6 en Serbie La Poste à Bezdan Vélociste à Sombor Sombor, la place principale Un canal latéral au Danube Des ruches faciles à transporter... Notre chambrette à Apatin Apatin Le jardin des sept nains Le jardin des sept nains agriculture intensive La Réserve Naturelle de Gornje Podunavlje Piste caillouteuse, ça saute... Maïs hybride Soja Maîs non hybride... Végétation danubienne... attention aux trous ! petit déjeuner à Bodani Notre gîte à Bodani La zone inondable du Danube ancien Kolkhoze ancien Kolkhoze Maison ancienne de Voïvodine Backa Palanka

De Baja (Hongrie) à Backa Palanka (Serbie)

17/08 de Baja à Bezdan
Le réceptionniste du camping-AJ de Baja nous souhaite bonne route et nous recommande fortement de ne pas se promener avec trop d’argent liquide en Serbie et de faire attention à nos papiers...Je reçois un sms de Pavel me disant de faire attention en Serbie....!
Nous quittons Baja en décidant d’emprunter un raccourci vers notre destination du jour (Davod proche de la frontière serbe). La digue, toujours la digue...puis des petites routes nous mènent à destination vers 12h30 !
C’est décidé nous passerons la frontière 20km plus loin et ferons halte à Bezdan, 10 km après. Avant la frontière, mon pneu arrière se retrouve à plat (crevaison ?) sans raison particulière puisque nous roulons sur une petite route goudronnée (à trous et bosses tout de même). Je change la chambre à air avec l’aide de Babeth, après avoir tâté l’intérieur du pneu sans rien trouver, puis nous repartons...Nous verrons demain ce qui est arrivé à ma chambre à air dégonflée.
Passage de la frontière de l’Europe vers 15h.
À Bezdan, nous trouvons un petit hôtel grâce à un jeune homme très sympathique parlant anglais.
Les serbes semblent très souriants et beaucoup plus ouverts que les hongrois. Ce soir, nous échangeons beaucoup avec le jeune homme sur le pays, la région que nous allons traverser, le système scolaire, etc...
Beaucoup de jeunes dans cette petite ville, gais et souriants....Notre angoisse du "faire attention" s’amenuise !
18/08 Bezdan-Apatin
La soirée de la veille a été longue, je n’ai pas vérifié ma chambre à air.
La nuit à été courte, j’attendais des nouvelles de ma fille. Ma petite-fille, Lucie est née à 3h40 ! Au matin nous partons sans avoir vérifié la chambre à air dégonflée. Après avoir fait quelques courses pour le pique-nique nous stoppons dans une station service pour regonfler mon pneu. C’est parti, direction Sombor. Petite route tranquille puis route communale dont le goudron s’effrite beaucoup...8km avant Sombor, mon pneu arrière est à nouveau dégonflé, mon moral aussi ! C’est alors que je reçois un SMS de Sylvie me disant que j’ai réalisé mon rêve....Réalisé ? Non, je ne suis pas encore au bout du voyage, mais, sur cette petite route déserte avec mon pneu crevé, je me demande ce que je fais là !
Après avoir démonté le pneu, regonflé la chambre à air, impossible de trouver la faille. Nous remontons l’ensemble, regonflons et le temps de recharger les sacoches, le pneu est à nouveau à plat ! Nous faisons signe aux camionnettes et charrettes à cheval qui passent, mais personne ne s’arrête. Nous décidons de partir à pied vers Sombor. 1km plus loin, nous approchons d’une belle maison ancienne. Une petite pancarte indique "Antik, Restaurant..." Nous entrons dans le grand jardin. Au loin, 2 hommes et une femme assis autour d’une table pèlent des tomates... Plus près de nous, un couple et un ado boivent un café. La jeune femme parle un peu anglais. Après quelques tractations elle finit par convaincre son mari de nous emmener à Sombor chez un garagiste avec nos vélos. Il obéit, de mauvaise grâce, semble-t-il, mais ensuite, il s’avère d’une aide précieuse pour trouver le vélociste le plus adapté à la situation et lui expliquer en serbe ce que nous attendons. En fait, ne parlant ni anglais, ni allemand, il était probablement ennuyé de ne pouvoir se faire comprendre de nous. Le vélociste trouve la faille : les trous et bosses successifs, parfois rudes ont provoqué une fêlure dans la gaine métallique de mon pneu "increvable" et un fil métallique cassé dépasse d’1/2 mm à l’intérieur du pneu. Changement de chambre à air, de pneu (encore un Schwalbe mais greenguard cette fois, c’est tout ce qu’il a en stock en Schwalbe et c’est deja bien !) ; j’insiste un peu et le jeune vélociste accepte de rustiner une de mes deux "vieilles" chambres (pour un dépannage futur !) .
Je remonte sur mon vélo et aussitôt, le moral remonte !
Pique-nique sur la place centrale de cette jolie petite ville, café, et nous repartons vers notre destination, un camping au bord du Danube. Le camping en question est alléchant : petit camping écolo très propre ( Wc secs, système de filtration d’eau par les plantes....) mais il n’y a pas un chat, seulement quelques poules dans un poulailler au fond du camping. Une affiche sur la réception nous informe que Salasz vient de 18 à 21h et pourrait nous préparer une soupe de poissons....Le lieu est isolé, nous craignons de rester seules cette nuit, c’est dommage, mais nous décidons d’aller jusqu’à Apatin 7 km plus loin.
Nous y trouvons une chambre chez l’habitant dans une maison très originale : un assemblage de petits chalets, des escaliers dans tous les coins... de quoi se prendre pour Blanche-neige chez les 7 nains !
Ce soir, grâce au miracle d’internet et de skype, je peux voir ma fille et Lucie sur mon écran de téléphone...

19/08 Apatin-Bodani
Nous roulons une quinzaine de kms au milieu des champs : l’agriculture est intensive, avec systèmes d’arrosage et épandage d’engrais ou de pesticides par des tracteurs. On y cultive le maïs (non transgénique en général mais quelques expérimentations d’hybrides) , le tournesol (moins qu’en Hongrie) et une sorte de pois ou haricot sec que nos faibles connaissances en botanique ne nous permettent pas d’identifier. (On apprendra plus tard qu’il s’agit du soja, mais oui, bien sûr !).
Ensuite nous entrons dans la Réserve Naturelle Gornje Podunavlje. Nous traversons une belle forêt dense de chênes, peupliers, robiniers...pour arriver sur la digue et nous longeons la zone inondable qui forme des marécages où les canards, hérons et autres vivent en liberté !
Avant d’arriver à Bogojevo, 8km de piste caillouteuse nous attendent. Les vélos souffrent un peu, nos bras aussi !
Après Bogojevo, j’avais prévu un "raccourci" vers notre destination du jour. L’état des chemins nous fait changer d’avis, nous suivrons l’eurovelo6.
Nous trouvons en pleine campagne un hébergement chez l’habitant dans un site verdoyant.

20/08 Bodani-Backa Palanka
Nous quittons notre gîte sous le soleil. 5 km plus loin, je me rends compte que j’ai oublié mes bidons d’eau....Retour, puis c’est parti ...Sur la route un jeune garçon pédale devant moi (je ne vous l’ai pas encore dit, mais il y a beaucoup de cyclistes de tous âges en Serbie !). Il se retourne souvent pour vérifier que je ne vais pas le rattraper. Je joue le jeu jusqu’au village suivant où il s’arrête et je le dépasse en le saluant d’un "ciao" (c’est du serbe, pas de l’italien ! et si on veut dire un vrai "au revoir", c’est "dovidzenia", presque du polonais).
Nous arrivons à Backa Palanka vers 14h et nous arrêtons boire un rafraîchissement. Richard appelle à ce moment-là, il vient d’arriver et ne trouve pas l’AJ que j’avais repérée. Nous finissons par la trouver en même temps qu’un couple d’allemands cyclotouristes, les premiers que nous croisons depuis Budapest (mais peu enclins à la discussion !) Le propriétaire de l’AJ est absent. Un serbe travaillant dans le même immeuble fait son possible pour le joindre au téléphone et le faire venir. Il fait le maximum pour nous aider et nous indique aussi un autre hôtel. Il se maudit de ne pouvoir s’exprimer qu’en serbe ! Quelle gentillesse et serviabilité envers les étrangers.
Finalement, après avoir visité l’AJ (bof !) avec un propriétaire peu aimable, nous nous retrouvons à l’hôtel , suivis de près par les cyclos allemands.
Backa Palanka est une petite ville très animée proche du Danube. Le soir les terrasses de café grouillent de monde, on se croirait dans une ville méditerranéenne.

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