Roumanie, direction le Delta Du 12 au 14 septembre 2014

, par Joëlle

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Charette bien remplie ! A Cruza Voda, remontage des roues ... maison roumaine Magazin Alimentar Entrée Tufesti la palissade est tombée car la maison est en travaux Braila, de notre hublot, la plage en face... Nos vélos rangés pour la nuit ! Braila maison Art nouveau à Braila Braila, la rue royale Trajan, l'empereur cette fois ! Les premiers cyclos que nous croisons depuis longtemps Les jeux d'eau de Braila Les mêmes, la nuit !

De Fetesti à Galati

12 et 13 /09 Fetesti-Braila
Richard nous a rejointes hier à Fetesti. Ce matin, nous embarquons les vélos dans sa voiture. Il nous conduit environ 60 km plus loin sur la route de Braila. Après avoir remonté nos roues avant, nous partons pour 55 km à travers les petites routes de campagne pendant que Richard va faire un tour de 4 jours dans les montagnes roumaines. Il nous rejoindra le 16 à Tulcea. Quelques centaines de mètres plus loin je constate que mon frein avant frotte sur la roue, ce qui, vous vous en doutez, est un peu gênant pour avancer. J’essaie en vain de le régler, tant pis, je le desserre. Après tout je me sers surtout du frein arrière ! Nous sommes sur les collines de lœss qui surplombent de peu la plaine du Danube : ici c’est une sorte de steppe assez aride. Le rideau de grands arbres que nous apercevons au loin nous permet de situer le cours du Danube. En passant devant une station service, je m’arrête, espérant que le pompiste aurait quelques connaissances sur le réglage des freins de vélos. Il refuse tout net de se pencher sur mon vélo, mais le client qu’il servait s’approche et avec mes clés finit par trouver un réglage correct. Ouf ! À midi nous traversons un village où il semble que toutes les épiceries soient fermées. Nous demandons à une dame qui nous conduit un bout de chemin et nous indique un "magazin alimantar". Il est fermé, mais la voisine qui tient un café nous dit d’attendre et appelle la propriétaire...Ensuite elle finit par nous demander d’où on vient, etc....et nous dit que nous avons du courage... Arrivées à Braila nous trouvons un hôtel sur le Danube (un ancien bateau reconverti) c’est sympa surtout très calme. Le lendemain nous visitons cette ville qui possède beaucoup de belles vieilles maisons XIXÈME, début XXE. Pour la première fois depuis Dobreta, nous constatons un grand effort de rénovation et d’aménagement des places et jardins de la ville. À Braila les deux bras du Danube se rejoignent à nouveau avant d’atteindre le delta à Tulcea. Pendant notre visite nous croisons 2 cyclotouristes allemand et autrichien qui font route ensemble. C’est l’occasion d’échanger nos impressions : ils ont fait les mêmes constatations que nous sur la différence d’ambiance entre la Roumanie et la Serbie.

Vous devez vous dire qu’on commence à se la couler douce...Il y a deux raisons à cela : d’une part, vu l’ambiance du pays nous ne voulons pas courir le risque de ne pas trouver d’hébergement (et sur l’eurovelo6 ils sont assez rares et très espacés, d’où l’aide précieuse de Richard pour quitter Fetesti). D’autre part on se dit qu’il faut finir en douceur pour faire baisser lentement le taux d’endomorphine !

14/09 Braila-Galati
Après une nuit mouvementée (le proprio de l’hôtel fêtait l’anniversaire de sa fille et a failli virer Babeth qui se permettait de demander de baisser le son à 2h30 du matin) nous quittons Braila vers 10h30 pour rejoindre Galati, 20km plus loin (une promenade du dimanche !). La route suit la digue du Danube et la zone marécageuse héberge des aigrettes et des hérons qui nous saluent au passage de leur envol majestueux. Côté route, beaucoup de circulation et toujours la conduite "italienne"....
Arrivées à Galati nous prenons une voie cyclable qui longe le Danube. Nous nous arrêtons un instant pour consulter notre carte et un roumain parlant français nous aborde pour nous indiquer le chemin. Nous engageons la conversation. Il est prof d’histoire en collège en Roumanie et travaille tous les étés au Canada. Il nous admire de faire du vélo sur les routes de Roumanie et nous explique qu’il y a peu d’autoroutes en Roumanie, parce qu’ici un km d’autoroute coûte 10 M d’euros (3 pour la route et le reste à se partager ente la firme et les hommes politiques !). Après un petit cours d’histoire roumaine et des échanges très ouverts sur la démocratie roumaine (il dit que sur ce plan c’est une chance pour la Roumanie d’être dans l’UE, contrairement à l’Ukraine) nous le quittons à regret et partons à la recherche d’un hébergement.
La ville est très importante et ses aciéries employant environ 60 000 personnes à l’ère communiste ont été revendues à...Arcelor-Mittal qui a réduit le personnel des 2/3.
Cet après-midi, promenade dans un parc aménagé le long du Danube et visite du musée d’histoire naturelle et du jardin botanique.

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