Fourchambault-St Satur 29 avril 2013

, par Sylvie

Distance parcourue à vélo : 56km en bord de Loire
Logement : camping dans le Cher, près de Sancerre à Saint Satur
Itinéraire : Marseilles - lès -Aubigny – La Charité sur Loire – Pouilly sur Loire – St Satur
Dénivelé : - 263 m + 234 m

L’emploi du temps type des cyclistes pour un départ entre 8h30 et 9h : d’abord deux spécimens, les lève-tôt qui sont aussi les couche-tard, préparent le café du petit déjeuner et les thermos pour la journée, environ 6l (et dans les meilleurs jours font griller le pain). Ceux qui se lèvent légèrement plus tard sont de vaisselle et de rangement. Cette organisation s’est instaurée naturellement.
Les roulottes en ordre et propres, le départ ce fait à 9 heures. A la sortie du camping, Béatrice (chef de troupe), compte ses ouailles et, déséquilibrée par un nid de poule et le poids des sacoches, tombe lourdement sur le dos, vélo par-dessus. Le temps qu’elle récupère, nous décidons d’appeler André et Richard à la rescousse pour emmener Béatrice à l’hôpital de Nevers afin d’être rassurés. Son vélo est chargé sur le porte vélo, ses sacoches trouvent place dans le coffre. Le reste du groupe redémarre vers 9h45 pour une étape à Marseilles-lès-Aubigny, petit port fluvial avec de nombreuses péniches, André R nous y attend pour la pause café.

Nous décidons de pousser jusqu’à La Charité sur Loire ; pour nous y rendre, nous avalons les km d’une piste plate du parcours de la Loire à vélo. Traversée de la Loire sur deux ponts successifs pour rejoindre la Charité-sur-Loire à 12 heures pile. Pause pique-nique au bord de la Loire. André L, Richard et Béatrice nous y retrouvent. Pour Béatrice, rien de cassé ! des contusions.
La Charité-sur-Loire vieille cité historique et monastique, ville incontournable pour les pèlerins en direction de St-Jacques de Compostelle. C’est également un lieu où de nombreux artisans d’art se sont installés, en particuliers les métiers du livre.
Le vignoble des "Côtes de La Charité"
Le développement du vignoble fut d’abord le fait des moines du prieuré bénédictin ; le vignoble se développe au XIVe siècle, les « vins parfumés des coteaux nivernais » agrémentant les tables des ducs de Bourgogne et des comtes de Nevers. Le vignoble fut anéanti, comme beaucoup d’autres en France, par le phylloxéra dans la deuxième moitié du XIXe siècle, mais depuis 1980 environ, un vignoble dit des « Côtes de La Charité » est réapparu, planté de cépages typiquement bourguignons comme le Pinot noir pour le rouge et le Chardonnay pour le blanc.

Après la visite de la ville, nous retraversons la Loire pour nous rendre à Pouilly-Sur-Loire. Tout est fermé, même les caves. C’est lundi ! Au pied du pont, une plaque nous indique que nous sommes à mi-chemin entre la source et l’embouchure de la Loire.

Le vignoble de Pouilly/Loire connut un véritable essor grâce aux congrégations religieuses, notamment aux Bénédictins. Sur l’un des coteaux qui surplombent la Loire, une parcelle d’environ 4 hectares a conservé l’appellation de "LOGE AUX MOINES".
Depuis le XVIème siècle, le transport des vins s’effectuait par la Loire, malgré les difficultés occasionnées par le gel ou la débâcle des glaces, les crues ou les basses eaux. L’ouverture du canal de Briare, en 1642, orienta résolument le commerce vers Paris.

Le terme " fumé " a deux explications : l’une liée au cépage et l’autre au terroir...

Le Pouilly Fumé est issu du " Sauvignon blanc ", un cépage dont les grappes sont formées de petits grains ovoïdes, qui sont serrés les uns contre les autres et ressemblent à des œufs de mésange. A maturité, ces grains sont recouverts d’une pruine grise, couleur de fumée... ce qui explique pourquoi les vignerons de Pouilly parlent entre eux de " Blanc Fumé " pour désigner le cépage sauvignon ou les vins issus de ce cépage.

Le qualificatif " fumé " se rapporte également aux arômes et au bouquet (ou au " fumet ") inégalables et reconnaissables entre tous (le fameux goût de "pierre-à-fusil" qui se dégage du frottement de deux silex), que lui confèrent les terroirs d’exception du Vignoble de Pouilly/Loire.

Nous reprenons la route, toujours sur le plat, et quelques km avant l’arrivée à St-Satur, nous nous arrêtons pour admirer un beau troupeau de biquettes. On en profite pour acheter quelques fromages à la jeune éleveuse.
Arrivée au camping vers 17h30 après une journée ensoleillée. C’est toujours ça de pris !
Nous sommes logés dans deux mobil-homes confortables et récents. Richard et André et leurs petites mains nous ont concocté un délicieux repas (pommes de terre, charcuterie, fromage de chèvre à volonté). Nous dînerons en plein air, Maryvonne offre le Sancerre pour arroser son vélo flambant neuf.