De Saint-Florent-Le-Vieil à Chalonnes Etape du 11 juillet

, par Christine

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Départ du camping de l'Ile Batailleuse à St Florent-le-Vieil 1ère pause café au square du bout du pont d'Ingrandes Photo souvenir de l'église pour Christine et Jean-Marc Montjean nous surprend avec ses œuvres artistiques Montjean, la musique se prépare sur la Loire pour le 14 juillet La gabare "La Montjeannnaise" se prépare... Sur la Loire, on aperçoit les vestiges des fameux fours à chaux Débarquement de la gabare un peu périlleux Arrivée au gîte de Chalonnes, pause... ...et discussions

Les cyclistes  : Maryvonne, Christine et Jean-Marc, Denis, Nicole, Sylvie et Claire, Joëlle, André R., Roger et Christine, Béatrice et Francis. La plus jeune a 19 ans et le plus ancien 80 ans, c’est la foi qui compte !
Les accompagnateurs dans une voiture  : Richard et André L. Ces gentils accompagnateurs se chargent du ravitaillement, c’est-à-dire faire les courses pour le pique nique du midi, et à l’occasion le repas du soir et le petit déjeuner pour les cas où les gites ne le proposent pas. Chaque cycliste transporte son matériel à l’exception du sac de couchage. Le séjour est largement facilité par l’aide de ces accompagnateurs qui permet aux cyclistes de se consacrer au plaisir du vélo, de la nature luxuriante ligérienne et de ses manoirs et châteaux.
Le samedi 11 juillet, rendez-vous à 9h30 au camping de l’île Batailleuse à Saint Florent le Vieil. On a failli attendre Sylvie ! Mais tout le monde est là, plein d’entrain et d’espoir, car beaucoup d’entre nous sont novices, donc un peu inquiets même si quelques entraînements avaient eu lieu les week-end précédents. Après un petit tour de pédale pour tester et comparer les équipements, s’assurer qu’il ne manque rien, c’est le top départ à destination de Montjean, notre première étape prévue pour le midi. On reconnaît les étrangers (non locaux) à la prononciation du nom de cette petite ville ligérienne. Jean-Marc, natif du coin, donne le ton. Et hop, 1er arrêt pour ajustage des sacoches : Francis avait monté les siennes à l’envers. La première impression générale est agréable, la route longe la « levée » en contrebas, c’est plat, relax et on est seul dans la nature. Impossible de passer devant Ingrandes sans s’arrêter. Pour Jean-Marc et Christine c’est le lieu de la genèse de leur amour. Ils s’y sont rencontré en août 1967, il y a 42 ans et s’y sont mariés en 1971. Ils ont droit à la photo souvenir devant la belle église moderne d’Ingrandes, reconstruite après la 2ème guerre mondiale. Petite pause dans l’ancien petit square du bout du pont pour le café prévu par Sylvie. Les bols et timbales sortent des sacs et pendant ce temps, Jean-Marc est intarissable sur l’histoire de ce lieu qui marque la séparation de l’Anjou et de la Bretagne et où les habitants devaient s’acquitter de l’impôt sur le sel, la gabelle. Une rue d’Ingrandes porte ce nom. Après ce petit pèlerinage, en route vers Montjean où nous avons rendez-vous avec la gabare qui embarquera tout le monde, 11 personnes et 8 vélos, pour un voyage sur la Loire jusqu’à Chalonnes. Avant bien sûr, tout le monde se restaure sur l’aire de pique-nique de Montjean très ombragée qui nous permet d’admirer les belles sculptures sur le sable. Des formes en bois, sans doute charriées par la Loire, font penser à des araignées, il y a même un piano noir tout seul sur une barque au milieu de la Loire. Une fête musicale est en préparation sur le quai pour le soir avec des instruments futuristes. Les musiciens s’activent mais nous n’aurons pas le plaisir de les entendre. La descente des vélos sur la gabare est un vrai sport. Il faut être deux, un qui guide et l’autre qui retient le vélo par l’arrière car ils sont lourds. Christine et Sylvie assistent au départ du groupe et enfourchent leur vélo pour rejoindre Chalonnes. Jean-Marc prend la voiture de Richard et attendra aussi l’équipée à l’arrivée. Nous avons admiré cette embarcation du haut du pont. Nous les attendrons trois quart d’heure car ils ont mis 2 heures à sillonner le fleuve et Béatrice a failli défaillir sous la chaleur et gilets de sauvetage. Mais ils ont beaucoup appris sur la faune et la flore ainsi que sur les fours à chaux, assez nombreux dans la région mais abandonnés depuis longtemps. Sortir les vélos est encore plus sportif qu’au départ, heureusement qu’on a des hommes forts et vigoureux qui doivent les sortir à bout de bras en équilibre sur les cailloux du rivage.
Maintenant, il s’agit de trouver le gîte. C’est un centre de loisirs au bout d’un long chemin niché au creux d’une zone boisée très calme. Il est 16 heures, on se pose dans l’herbe pour une petite gâterie : carré de chocolat, café, gâteau, abricot… en attendant la responsable prévue à 17 heures. Nous découvrons des lits superposés, chacun y choisit la place idéale et commence à sortir les sacoches. Les douches nous surprennent au fond d’un couloir en enfilade. Il va falloir s’organiser car c’est aussi là qu’on fera la vaisselle. Joëlle part pour demander à la responsable de nous garder un pack de glace mais par malchance se fait une entorse. La solidarité s’active, tout le monde se mobilise et sort sa pharmacie (arnica, gel, baume du tigre…) pendant que Joëlle garde le pied sous le robinet d’eau froide. Une fois la douche prise, nos serviteurs André et Richard partent courageusement à pied chercher du pain à Chalonnes après avoir vainement essayé d’entraîner Jean-Marc qui préfère ronfler sur son lit. Chacun vaque à ses occupations en attendant le repas bichonné par Richard et agrémenté d’un apéritif. Pour beaucoup d’entre nous, vélo et Loire ne rime pas forcément avec régime et eau. C’est les vacances et nous faisons du tourisme. Cette première étape de 31 km est une bonne mise en jambe qui satisfait tout le monde.

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