La Sumava Étape du 14 août

, par Sur Les Pas d’Iga

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Arrivée à la Sumava Quel régal pour les yeux ! Les crèpes tchèques valent bien les bretonnes ! Hervé et la couleuvre Au revoir Renata

La journée du 14 août s’annonce rude. En effet, le programme prévu est une sortie "commando" sur les monts Sumava (prononcez Chumava). Le groupe de 17 est décimé avec les départs la veille de Marie-Agnès et Jean-Yves direction la Pologne et dans la soirée, le retour vers Nantes de Maryvonne et Michel. Jean Pierre, un peu coincé du dos depuis une semaine préfère jeter l’éponge. Rendez-vous devant la Cité Universitaire à 7h05, à la gare à 7h30 pour un départ à 8h10 : de vraies vacances. Un trajet de près de 70km au sud-ouest de Plzen vers la frontière allemande.

Pour la randonnée, nous accompagnent Vera, Verka, Jitka, son mari Jirka, ses deux petits-fils (ça tombe bien, ils parlent le français) et Georges qui est avec nous pratiquement tous les jours. Vera connaît bien le coin puisqu’elle y possède un chalet et qu’elle est également "guide de randonnée" - on aura au moins l’assurance de ne pas se perdre. Elle vient faire également du ski de fond en hiver. Après un voyage sans encombre, nous descendons à la gare de Hamry-Hojsova Straz vers 10 heures.

la Sumava est aujourd’hui un parc national en Bohème du Sud. Elle a été souvent appelée « le toit vert de l’Europe ». Le point culminant de la Sumava (Plechy) est à 1378 m. C’est donc une région de forêts et de vallées très peu peuplée.

La montagne Sumava est ouverte à la promenade depuis peu de temps. A l’époque du communisme, cette zone était une zone militaire donc interdite. En novembre 1989, le régime communiste est renversé lors de la "révolution de velours" et les tchèques sont étonnés de trouver au milieu de cette forêt des routes… destinées aux véhicules militaires. La frontière électrifiée a disparu. La forêt a souffert de la tempête de 2002. Les racines des épicéas (picem en latin) sont courtes et les arbres vite déracinés.
Après quelques kilomètres de marche, au Poutni Misto Krikov Kreutzwinkel (çà, c’est du précis) où se dressait une chapelle par le passé, aujourd’hui détruite par les militaires après la guerre, les chemins vont diverger pour certains. Les pros, à savoir Jitka, Jirka, les deux enfants, Georges, Jean Paul et Jean Marc vont faire le grand circuit soit environ 18km – attention à l’accident hypoglycémique, sur la crête, il y a bien une auberge mais elle ne sert que de la bière. Les amateurs vont donc faire le petit circuit, soit environ un parcours de 8km avec au bout du parcours … un restaurant.
Le temps est ensoleillé, une journée magnifique pour une randonnée. La promenade est agréable et pas trop difficile. En clair, pour faire simple, de magnifiques paysages.

Après une petite pause pour apprécier l’étendue du paysage, descente vers le restaurant « Chala,, U Cisare » (vous aviez sans doute oublié le nom)
le repas est frugal mais de grande qualité : une soupe aux champignons locaux, la Gambrinus est également d’usage. Un élément du groupe, dont je tairai le nom par pudeur, trouve que le menu est un peu "éthiopien" et commande donc une "utopenec" (info de première main) soit une saucisse froide, fendue par le travers dans laquelle on a inséré cornichons et laurier, le tout nappé d’une moutarde pimentée. Est-ce le déclic ? Les autres membres du groupe ont brutalement faim et commandent tous des crêpes aux fruits nappées d’une crème chantilly.

Après le repas, le groupe redescend paisiblement vers la gare. Certains d’entre eux vont aller voir le chalet de Vera, Sylvie et quelques autres vont directement à la gare pour acheter le billet de retour. Hervé, spécialiste qualifié es vipères, couleuvres et autres orvets (spécialiste qualifié, cela me semble un pléonasme) nous trouve une petite couleuvre à collier, digérant son repas du midi, peut être un crapaud ou un petit rat.
Le repas vers Plzen sera épique, c’est à dire long à cause de travaux sur la ligne. Le deuxième groupe (celui des 18km) partant largement plus tard que nous et arrivant quelques instants après nous.
Ce 14 août sent déjà le retour vers la région nantaise. Dans la soirée, Renata, qui n’est pas disponible le 15, nous rejoint avec son mari et son fils Jan, l’accordéoniste, pour une petite soirée improvisée dans les locaux de la cité universitaire avec une dernière petite Gambrinus.

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