Pilsner Urquell Étape du 12 août

, par Sur Les Pas d’Iga

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La brasserie de Plzen Les cuves Les fûts Soirée en musique chez Jitka et Jiri

Départ pour PLZEN, direction la brasserie PILSNER URQUELL.

A l’entrée du « Royaume de la bière », dans la cour, nous apercevons un énorme jeu d’échecs avec, entre autres, des bouteilles de « pilsner » figurant les pions !
Un guide parlant français (encore un des brillants élèves de Kvéta à l’Alliance Française) nous accueille pour une visite de 2 heures à travers cette entreprise implanté sur 5 hectares ; mais un bus est mis à notre dispositions et nos pieds apprécient !!
Plus grande brasserie d’Europe centrale, fondée en 1842 et étatisée en 1945, elle est privatisée en 1992. Avec sa fusion avec la sud-africaine SABMILLER, elle perd en autonomie mais est aujourd’hui au deuxième rang mondial. En novembre 2006 la société a réalisé 40 millions d’Euros d’investissements de modernisation.
Notre première halte est pour la fin du parcours de production : le remplissage des bouteilles (capacité 60 000/heure) .Les différentes étapes de cette chaîne d’embouteillage emploient 3 équipes de 23 salariés travaillant en 3x8. La production est de 660 bouteilles et 120 canettes par minute.
C’est une affaire qui marche : 160 L de bière/personne/an en République Tchèque, c’est toujours d’actualité. Mais alors que la consommation intérieure se stabilise, la demande extérieure est en nette augmentation (il ne tient d’ailleurs qu’à nous de la faire progresser).
Après notre passage par l’ascenseur « multidimensionnel » et sécurisé d’un nouveau bâtiment, nous pénétrons dans la salle d’expo des matières premières.
L’eau est pompée à la périphérie de PLZEN dans différentes nappes souterraines et stockée dans un château d’eau monumental représentant un phare.
On produit ici 80 000 tonnes de malt par an (orge germé, plus ou moins grillé, ce qui donne sa couleur à la bière, et concassé). A cela, on ajoute du houblon, dont le fruit est cueilli en septembre, et apporte son amertume.
Au passage dans l’ancienne salle de brassage, transformée en musée et classée, avec ses 16 cuves de cuivre, nous pouvons voir un panneau mural très schématique des diverses étapes d’élaboration : ça aide à comprendre !
A partir du mélange initial eau + malt, on obtient en 4 étapes ,d’abord ( par des opérations de chauffage au gaz naturel) un mout non houblonné puis un mout houblonné par ajout de granulés obtenus après broyage et compactage des lupules de houblon qu’on laisse fermenter une dizaine de jours ( on arrête lorsque la température atteint 9°C) pour obtenir de la bière jeune ; après maturation d’un mois et filtration, celle-ci donne le produit définitif qui passe en cave avant embouteillage et commercialisation.
Le transport de la production d’une campagne nécessite 300 wagons et 2 locomotives.
Pour digérer toutes ces explications et tous ces chiffres, nous avons bien mérité notre verre de « bière jeune » !

Tout cela pour nous mettre en appétit en vue d’un excellent déjeuner convivial, en compagnie de nos hôtes tchèques, servi au restaurant d’entreprise.

La journée se termine par une soirée franco-tchèque chez Jirka et Jitka qui nous accueillent chaleureusement. Après la remise des cadeaux à tous nos hôtes, un copieux buffet typique mêlant crudités, fromages et charcuterie nous est servi ; ce qui donne à Josef l’occasion de faire apprécier, avec les saucisses, la moutarde de sa fabrication : en gros une moutarde extra forte de Dijon (Josef est aussi un amateur de pinot noir et un fervent admirateur du chanoine KIR) que vous épicez et aromatisez à l’allemande ; ça vous donne la meilleure moutarde faite maison de Bohême, sinon d’Europe !

Pendant ce temps, Jan, le fils de Renata, s’est chauffé l’accordéon diatonique et les cordes vocales ; il entonne des chansons populaires, aussitôt accompagné par Josef, décidément pluridisciplinaire, Vaclav, les deux Jirka, et tous nos amis Tchèques.
Nous avons beau nous préparer aussi les cordes vocales à la bière, aux vins tchèques, français et même chilien (qui n’a pas échappé à l’œil exercé de Jean-Pierre, notre espagnol breton) nous avons bien du mal, sous la direction de Michel et de son harmonica, de Bernard, de Maryvonne, et malgré le répertoire éclectique s’il en est de Jean-Marc, à donner un semblant de change.
Mais, là aussi, l’essentiel n’est-il pas de participer ?
En tout cas, le cœur y est et certains se lancent même dans une petite guinguette internationale.
Que voilà donc une journée bien remplie et bien nourrie, pour le corps comme pour l’esprit.

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